Réunion CGT/DIRECTION DCPA

La direction a d’abord présenté la restructuration d’un service, le SEPIM (service pilotage innovation méthodes). En effet, les pôles du SEPIM sont actuellement vidés par les postes vacants, les missions supprimés ou redéfinis sans concertation, des missions retirées aux agents au mépris des fiches de poste, la mobilité imposée, les postes supprimés.

Cette présentation et l’annonce de concertation à venir dans le service, est le résultat de l’action de la CGT, qui accompagne déjà plusieurs agents et a alerté la direction sur ce service.

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Depuis 10 ans 150 postes ont été supprimés à la DCPA, 160 postes sont aujourd’hui vacants et les missions confiées aux agents de la direction ont augmenté de façon importante.

C’est pourquoi la CGT revendique le recrutement immédiat de 550 personnels supplémentaires : 150 supprimés, 160 vacants et 240 pour les nouvelles missions de la STEGC.

La direction répond qu’elle va procéder à des recrutements sans concours au statut, plus de concours mieux adaptés aux métiers, des contrats de B et de C (3+3+2ans) … mais uniquement pour combler les 160 postes vacants et les 11 postes promis par l’exécutif pour 2022.

Pour la CGT on est très loin du compte, et la surcharge généralisée de travail dans les services qui met les agents sous pression ne peut pas être corrigé par ce plan de recrutement qui n’est pas à la hauteur des besoins, besoins qui mettent en danger l’existence même du service public parisien avec le risque de privatisation au final. D’autant que le discours de la direction est le même qu’il y a 6 mois, mais la CGT constate que rien ne change !

De plus, la direction dit communiquer à l’extérieur pour recruter, mais la CGT note par exemple, que les lycées techniques de Paris et de l’Ile de France n’ont aucune information sur les métiers à la ville de Paris.

La CGT se bat avec les agents pour des postes, pour un service public ayant les moyens à la hauteur de ses missions : il faut un plan massif et immédiat de recrutement à la DCPA !

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Les postes vacants sont liés en partie aux problèmes de rémunération.

Depuis 12 ans le point d’indice n’a pas augmenté, la CGT revendique son augmentation importante et immédiate de 21 %. Si la direction est d’accord avec cette revendication,  Elle explique que cela ne dépend pas d’elle ni de la Ville de Paris, et par conséquent elle ne prend aucun engagement.

Par contre la Ville dispose notamment d’un moyen pour augmenter les salaires : les primes.

La CGT revendique la revalorisation des primes ou de nouvelles primes de technicités particulières, NBI et prime annuelle d’objectif pour les PExt des SLA par exemple.

Aucune réponse d’augmentation ou de création de prime n’a été faite ce jour par la direction. Pour la demande de création d’une prime annuelle d’objectif, la direction répond que  monsieur Guillou, adjoint en charge des ressources humaines, n’y accède pas car il y aurait une « réflexion » en cours sur ce sujet.

En 2021, les primes ont augmenté de 2,5 % pour les catégories A et de 3% pour les B et C, et ceci pour l’ensemble des services de la direction. Un courrier avec la paye de février récapitulera le montant des primes. Une diminution de primes est bien une sanction qui est validée par la DRH centrale sur dossier dûment argumenté par la hiérarchie.

Pour la CGT, un service public fort, ce sont des agents correctement payés. Il faut des augmentations de salaire immédiatement pour tous !

La CGT exige, conformément à la pétition,  que les agents et la CGT soient reçus en audience pour réponse à la pétition et cahier de revendications des primes pour les PExT.

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Les postes vacants sont liés aussi à l’augmentation du temps de travail qui ne rend plus la fonction publique attractive depuis que la municipalité a appliqué le versant temps de travail de la loi de transformation de la fonction publique du gouvernement.

La CGT a rappelé la revendication des agents et de leurs syndicats : « pas une minute de plus, pas un jour de congé en moins ».

M Guillou ré-ouvre en ce moment une négociation, notamment sur les sujétions.

La CGT revendique 6 jours de RTT supplémentaires, par la mise en place de sujétions liés à la pénibilité des déplacements dans Paris (ce qui fait partie des missions / chantiers), et de 6 jours de RTT supplémentaires pour le travail sur écran toute la journée.

La direction a refusé de s’exprimer sur ces sujétions.

Pour la CGT, c’est toujours pas une minute de plus et abrogation de la loi de transformation de la fonction publique !

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La CGT a également porté les revendications sur l’habillement, la conduite automobile, les formations hors Paris, les effets de la territorialisation pour les SLA, le manque de matériel dans les magasins en flux tendus, le plan de charge de la STEGC sur la ventilation, les permanences à la STEGC, les protections et l’organisation du travail en période COVID…

La CGT fera un retour plus précis aux agents lors des prochaines réunions d’information syndicales dans les services et invite toutes et tous à s’y réunir pour définir les revendications et les porter à la direction.

J’adhère à la CGT