En 2024, un budget a été officiellement acté pour la rénovation des huisseries du bâtiment Art déco du site Gorges Eastman. Les travaux ont débuté, sous la supervision de la DCPA, avant d’être brutalement interrompus à la suite de la découverte de plomb lors de la dépose d’un cadre de fenêtre. Depuis cet arrêt, aucune information claire n’a été communiquée aux agents. Aucun calendrier. Aucune perspective de reprise.
Ce silence entretient l’inquiétude et laisse les personnels travailler dans un bâtiment dont l’état et les risques sanitaires restent incertains. Les conditions de travail se dégradent dans des locaux devenus, au fil du temps, une véritable passoire thermique.
Parallèlement, des projets de transformation du rez-de-chaussée sont évoqués par la direction de la DSP, avec la création d’un espace dédié à la « santé environnementale européenne », ouvert au public.
Ces projections restent floues, tant sur les espaces concernés que sur leurs conséquences pour les agents, alors même que le site est partiellement classé au titre des Monuments historiques et soumis à des contraintes patrimoniales spécifiques.
Ces ambitions reposent en outre sur une chaîne de déménagements hypothétiques, sans calendrier précis. Elles ne peuvent retarder davantage des travaux de rénovation déjà financés et engagés. La priorité doit rester la mise en sécurité, la rénovation thermique et l’amélioration immédiate des conditions de travail.
Concernant les travaux déjà engagés et brutalement interrompus, il n’y a pas à invoquer un manque de financement. Les crédits existent. Ils ont été actés en 2024. Ce qui fait défaut aujourd’hui, ce sont la clarté, la concertation et une conduite de projet assumée.
Réunis le 27 janvier 2026, les agents demandent des informations précises, un calendrier clair et la reprise rapide des travaux. Ils réclament que les décisions soient prises dans la transparence et le respect des personnels.
La CGT SSCAAT soutient pleinement ces exigences. Travailler dans des locaux sûrs et décents est un droit.




