LA DEMOCRATIE SOCIALE, LEVIER DE QUALITE DES SERVICES PUBLICS PARISIENS ET DU BIEN-ETRE DES AGENTS MUNICIPAUX PARISIENS

 

 

 

 

SORTIR DU DÉFAITISME : LA DÉMOCRATIE SOCIALE, UN OUTIL POUR REDONNER LA PAROLE AUX AGENTS 

 

Certain.es disent que “le protocole démocratie sociale n’engage à rien”. 

La CGT répond : FAUX. 

On peut, et on doit, toujours exiger davantage : des postes, des moyens, des salaires, la fin des sous-effectifs, un encadrement respectueux. 

Mais ne pas reconnaître les nouveaux droits gagnés, c’est priver les agentes et agents d’outils concrets pour changer leur quotidien. 

 

CE QUE LE PROTOCOLE CHANGE CONCRÈTEMENT DANS LES SERVICES 

 

1. La parole des agents devient un droit, pas un slogan 

Le protocole impose désormais : 

  • Des consultations obligatoires avant tout changement dans l’organisation du travail ; 

  • L’intégration de l’avis motivé des agents dans les projets discutés en F3SCT ; 

  • Des espaces de discussion sur le travail (EDT) ouverts à tous les services. 

Pour la première fois, la décision ne descend plus uniquement d’en haut : les agents deviennent co-auteurs de l’organisation de leur travail. 

2. Les Espaces Discussion au Travail (EDT) : un outil nouveau et puissant pour parler du travail réel 

Les EDT permettent : 

  • Déchanger librement sur les contraintes, les difficultés et les réussites du quotidien ; 

  • De faire remonter collectivement des propositions ; 

  • D’obtenir un compte rendu obligatoire et un suivi dans la direction. 

Et surtout : 

  • Un EDT peut être déclenché par 3 agents, même si la hiérarchie n’est pas favorable. 

  • En cas de blocage, la commission démocratie sociale peut être saisie. 

3. Un droit d’alerte organisationnelle opposable 

Pour la première fois, les agents peuvent signaler : 

  • La surcharge de travail, 

  • L’hyper-connexion, 

  • Le non-respect de l’équilibre vie pro / vie perso. 

  •  Avec obligation de réponse motivée de l’administration. 

Ce n’est pas cosmétique : c’est un outil pour lutter contre la dérégulation du travail. 

4. Une commission démocratie sociale dans chaque direction 

Ce n’est pas une « commission de plus ». 

Elle a des missions précises : 

  • Suivre les EDT et les suites données, 

  • Instruire les propositions des agents, 

  • Alerter en cas de dysfonctionnement, 

  • Faire un bilan annuel public en F3SCT. 

 Les agents y siègent et contrôlent ce qui est réellement mis en œuvre. 

5. Un budget participatif réservé aux agents 

Chaque année, un budget interne finance les projets proposés et votés par les agents : 

  • Aménagements matériels, 

  • Outils, 

  • Amélioration des conditions de travail, 

  • Projets QVT… 

Ce ne sont plus les directions seules qui décident. 

6. Une plateforme participative pour proposer, voter, s’exprimer 

Comme pour le budget participatif parisien, mais version interne aux services : 

  • Dépôt d’idées, 

  • Votes, 

  • Remontées de difficultés, 

  • Enquêtes régulières sur les conditions de travail. 

7. Un Observatoire indépendant 

Composé d’agents, d’experts, de syndicats et de l’administration : 

  • Analyse des pratiques managériales, 

  • Enquêtes sur le bien-être, 

  • Recommandations opérationnelles, 

  • Publication annuelle des résultats. 

C’est la fin du “circulez, il n’y a rien à voir”. 

 

CE QUE LE TRACT NE DIT PAS 

Le tract que certains diffusent : 

  •  Ne parle pas des EDT, 

  •  Ne parle pas du droit d’alerte, 

  •  Ne parle pas du budget participatif, 

  •  Ne parle pas de la plateforme agents, 

  •  Ne parle pas des enquêtes obligatoires, 

  •  Ne parle pas des réponses motivées, 

  •  Ne parle pas de l’avis des agents intégré dans les projets. 

Il se contente de dénoncer… sans rien proposer pour donner la parole au personnel. 

La CGT choisit une autre voie : 

Utiliser tous les leviers disponibles, même imparfaits, pour renforcer le pouvoir d’agir des agents. Continuer à revendiquer plus haut et plus fort, sans renoncer aux avancées. 

EXIGER PLUS, OUI. NIER LES PROGRÈS, NON. 

Le protocole n’est pas la solution miracle. 

  • Il ne règle pas les sous-effectifs,  

  • Les carrières, les primes ou les salaires. 

 

Mais il donne enfin des outils pour casser la verticalité, imposer l’écoute, organiser la parole des équipes, exiger des réponses, et peser sur les décisions. 

Ne pas s’en servir… c’est laisser la main à celles et ceux qui ne veulent rien changer. 

 

 LA CGT CONTINUERA À SE BATTRE POUR : 

  • Des recrutements massifs, 

  • La fin du surtravail, 

  • Les carrières revalorisées, 

  • Le égalité réelle entre les directions, 

  • Un management respectueux, 

  • Des décisions construites AVEC les agents. 

Mais nous utiliserons chaque espace, chaque droit, chaque outil pour rendre aux personnels ce qui leur a toujours manqué : 

Le pouvoir de dire, d’être entendu, et d’agir. 

 

 

J’adhère à la CGT