VILLE DE PARIS : PAS DE SANCTION POUR LES AGENT·ES MALADES !
Le Conseil d’État a validé la baisse de l’indemnisation des arrêts maladie dans la fonction publique. Désormais, c’est 10 % de salaire en moins dès le deuxième jour d’arrêt.
À la CGT, nous refusons cette injustice : la Ville de Paris doit agir immédiatement.
Une décision nationale, des conséquences locales. Cette réforme s’impose. Mais ses effets, eux, frappent directement les agent·es municipaux :
- perte de salaire immédiate
- fragilisation des plus précaires
- pression à venir travailler malade
À Paris, cela concerne des milliers d’agent·es. La Ville a les moyens d’agir. La collectivité n’est pas condamnée à subir.
La Ville de Paris peut :
- compenser les 10 % perdus
- maintenir le niveau de rémunération à 100 %
- protéger concrètement ses agent·es
D’autres employeurs publics le font déjà. C’est une question de choix politique.
Une question de santé publique. Laisser les agent·es perdre du salaire, c’est :
encourager le présentéisme qui, pour l’administration, consiste en réalité à inciter les agents malades à venir travailler pour ne pas subir de perte de rémunération. Derrière cette formule, une réalité : celle d’agents contraints de choisir entre leur santé et leur salaire, d’aggraver les risques sanitaires et de dégrader la qualité du service public.
Se soigner ne doit jamais être un privilège.
Notre exigence. La CGT revendique : la compensation intégrale des 10 % par la collectivité, le maintien du plein traitement en arrêt maladie, une politique ambitieuse de prévention et de santé au travail.
Un choix politique clair :
Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élu·es,
Vous avez le pouvoir :
- de protéger les agent·es
- de refuser cette régression sociale
- de faire de Paris une collectivité exemplaire
Ne laissez pas les agent·es payer le prix de décisions nationales injustes.
- la mobilisation s’imposera
- les agent·es se feront entendre
La santé n’est pas négociable. Le salaire non plus. La CGT appelle les agent·es à se réunir, s’organiser et se mobiliser. Monsieur le Maire : compensez les 10 %, protégez vos agent·es !
Le coût d’un arrêt maladie...
Non content d’avoir baissé le pouvoir d’achat des fonctionnaires durant 20 ans, le Gouvernement a imposé en 2018 puis 2025 :
- 1 jour de carence en cas d’arrêt maladie
- La baisse de 10% de l’indemnisation jusqu’au 90e jour




